Il en aura fallu du temps avant d’en arriver là, à sentir cette libération d’expression sans attente d’une compréhension extérieure. De ne plus ressentir le besoin de se justifier ou chercher conseil à propos de cette expérience de lien si spécial. De cet autre si spécial que ça en est déroutant, déstabilisant, même après tout ce temps passé. D’ailleurs, dans cette histoire, le temps tel qu’on le connaît, n’existe pas.

Je veux parler d’un lien rare qui existe entre deux individus, vécu par certaines personnes et qui, de ce fait, reste incompréhensible pour la plupart. Ce lien est difficile à vivre car impossible à décrypter avec la grille de lecture des relations sociales conventionnelles. Et ce, malgré les nombreuses expériences amoureuses, amicales et familiales déjà expérimentées par chacun.

Toute la difficulté à l’appréhender réside dans le fait qu’il rassemble la puissance des émotions suscitées par ces trois sphères-là, et qu’il n’est pas expérimenté par la majorité. Tout le monde ne connaît ni ne connaîtra jamais ce lien. Sans cette expérience, nul ne peut savoir, nul ne peut comprendre.

Inutile donc de convaincre celui ou celle qui ne le vit pas. Loin de toute prétention, échanger sur ce que l’on ressent avec quelqu’un qui ne sait pas s’avère une entreprise vaine. Pire, tout conseil apparemment avisé et bienveillant n’amène, dans le meilleur des cas, qu’à plus de confusion et de doute. Dans le pire des cas, à une sensation de jugement. Du même ordre que ces personnes qui ont vécu une expérience de NDE mais qui, sentant que les informations dont elles sont porteuses bouleverseraient leur entourage, préfèrent ne rien partager. Pour ne pas avoir à supporter le jugement d’individus à la conscience « standardisée », elles se protègent en gardant cet aspect de leur vie secret. La réalité est que beaucoup de personnes, qui auparavant se croyaient des cas isolés, se rendent compte aujourd’hui que c’est loin d’être le cas. La découverte d’une littérature, parfois ancienne, ainsi que de témoignages sur les nouveaux médias abondent en ce sens. Ce qui ne fait que rassurer ceux qui le vivent, du bienfondé de leur expérience.

Non, je ne suis pas en plein délire mystico-spirituel New Age, me nourrissant de graines et fumant des substances illicites toute la sainte journée en attendant que Bouddha, Jésus et Marie fassent leur apparition sur mon balcon. D’abord, parce qu’ils n’y teindraient pas 5 minutes rapport au boucan et à l’odeur de vieille huile frite produits par mes voisins du dessus ! Et puis mon balcon n’est pas assez grand pour le postérieur de Bouddha. Vu son poids, son sillon inter fessier risquerait d’en pâtir. Entre nous, qu’il nous la fasse pas à l’envers hein, il est pas Végétarien ce mec ! Bref, rien de tout ça. Juste une histoire bien ancrée vécue par des gens tout ce qu’il y a de plus « intégrés » dans la plupart des normes sociales contemporaines. Peut-être y aurait-il certains individus « perchés », prêts à tout inventer pour se faire de nouveaux amis, mais ils ne tiennent pas la route longtemps sur ce chemin. Donc, rien d’ésotérique là-dedans : ils sont maçons, avocats, caissières, vendeuses, commerciaux, jardiniers, artistes, puéricultrices, cadres supérieurs, thérapeutes, scientifiques… et ils ne se rassemblent pas en cachette dans des lieux secrets pour prier je ne sais quel divinité sous la guidance d’un quelconque gourou !

Cette expérience particulière, je la vis depuis quelques années. Mais je viens seulement de l’identifier depuis quelques mois. Rétrospectivement, il y avait bien quelques signes avant coureurs dès le début de la rencontre, annonciateurs de ce qui était en train de se jouer. Mais, au début c’est la lune de miel ; on ne voit pas tout et on n’a pas forcément toutes les informations à ce sujet. Puis ensuite, les alternances émotionnelles ; lune de miel, rupture, lune de miel… Jusqu’au moment où, croyant être impliqué dans un processus malsain ou toxique qui ne nous ressemble pas, on prend la décision de couper et passer à autre chose en prenant bien soin de re-calibrer son Inconscient grâce à des dispositifs officiels et efficaces afin que cela ne se reproduise plus.

Mais rien n’y fait. Même les « Guérisseurs » les plus talentueux n’arrivent à sectionner ce lien. Eventuellement, ça n’arrange pas le bien-être de chacun longtemps. Malgré soi, on finit par s’avouer vaincu. Beaucoup se demandent s’ils ne sont pas fous, cette histoire ne leur ressemblant aucunement. Même les êtres les plus cartésiens en perdent le Nord à vouloir comprendre ce qu’il se passe, sachant trop bien que les situations dans lesquels on se retrouve sont sensées n’être que le reflet de nos ombres et lumières intérieurs. A tel point que des psychologues se sont penchés sur la question, expliquant le « phénomène » d’attraction non contrôlée qui se joue, alterné par des phases d’éloignement nécessaires lorsque c’est trop intense. D’autres, sans expérience en la matière, l’ont tourné en dérision.

Incompréhensible donc, pour un cerveau cartésien comme le mien ; tout a une explication, à chaque problème sa solution. Des moments merveilleux entremêlés de débordements émotionnels inconfortables et incompréhensibles pour chacun et que l’entourage ne comprend ni ne soutient. Jusqu’au jour où l’on comprend que c’est un problème seulement parce qu’il ne cadre pas avec les paradigmes du couple ou de la relation amicale « classique ». Différent de la connexion d’âmes sœurs où tout est fluide.

La relation entre les deux individus concernés s’opère sur un mode de communication non conventionnel. Par transfert énergétique, touchant à la fois le physique et le psychique. Le ressenti des émotions se fait instantanément ; l’un ressent et l’autre perçoit aussitôt, même à distance. Il est possible de se retrouver sur un même lieu improbable au même moment sans concertation préalable alors qu’il n’y a plus de communication orale ou écrite. Il peut y avoir des douleurs ou ressentis physiques émanant de l’un et expérimentés par l’autre. Sans qu’ils ne s’en parlent avant, un changement ou une phase de mal-être interne psychique de l’un fait évoluer l’autre. Les intuitions arrivent au même moment ; arrêter un comportement, entamer une action, l’envie d’un voyage ou d’une activité particulière. Et surtout, un phénomène de transformation individuel s’effectue automatiquement en leur présence mutuelle ; le matériel traumatique de chacun remonte pour être observé et soigné. Comme si chacun était amené à évoluer sur son chemin en pansant ses propres blessures, avec l’aide de l’autre. Ce sont ces phases qui sont inconfortables. Elles ne durent pas longtemps mais sont très puissantes, comme s’il fallait évoluer très vite individuellement pour franchir des étapes dans le lien. Pour pouvoir faire apparaître la lumière, il faut que l’ombre se dissipe. Et inversement.

Cette sensation de faire partie par moments du même « esprit », du même « corps » est troublante, voire flippante tant qu’on n’a pas compris la nature de ce lien. Le processus d’évolution de chacun se fait automatiquement, inconsciemment, en contact l’un de l’autre. Ce qui peut donner la sensation d’un « envoûtement » de l’un sur l’autre, d’une appartenance mutuelle. Mais il est facile de comprendre que cette idée provient de l’illusion d’un mental dont l’action est de démonter tout ce qui ne correspond pas à ce qu’il connaît déjà (égo, pensée analythique situés dans l’hémisphère gauche).

Ce qui m’amène à comprendre que ce lien n’est décryptable qu’avec une nouvelle grille de lecture indépendante du cerveau gauche. Dans toute situation nouvelle, il est fondamental de savoir s’adapter. Le vivant a toujours évolué de la sorte, sinon il meurt. Il nous faut donc faire appel aux « outils » d’intégration et d’évolution que nous possédons tous en nous, mais que nous n’utilisons pas la plupart du temps lorsque nous sommes en mode « croisière » de vie.

Ces outils sont situés dans différents espaces en nous : l’espace du cerveau cérébral droit (Inconscient) et l’espace du cœur (cerveau indépendant). Les dernières avancées concernant la physique quantique démontrent que l’infiniment petit (microcosme) a un impact sur l’infiniment grand (macrocosme). Jusqu’à présent, la science s’était focalisée sur l’étude du macrocosme. Or, cela s’avère aujourd’hui une vision limitée du fonctionnement de la vie. Elle apporte la preuve que, lorsque deux organismes vivants ont été en contact d’une certaine façon l’un de l’autre (connexion spéciale, événement intense…), même séparés physiquement, les informations (émotions, intuitions…) qui sont envoyées à l’un continuent d’être immédiatement transmises à l’autre. Ce qui est ressenti entre deux individus dans ce lien s’explique complètement via une nouvelle grille de lecture contemporaine aux avancées de notre époque.

Cependant, est-il nécessaire de tout expliquer ? Certaines des personnes qui vivent ce lien peuvent « ressentir » qu’il est impossible à accepter, remettant trop en question leur propre paradigmes ; «quand on veut tuer son chien, on l’accuse d’avoir la rage ! D’autres ressentent l’impossibilité de l’expliquer à leur entourage. Ce qui peut participer au doute et à se sentir devoir faire un choix ; cette personne ou mon entourage ? Induisant de fait, l’idée que ce lien est incompatible avec sa vie, qu’il est impossible de concrétiser cette union/association dans la matière. En fait, il n’en est rien. Il s’agit de faire cohabiter deux univers ; l’ancien et le nouveau. Ce vers quoi votre cœur vous appelle est réalisable. Il suffit d’en être convaincu et d’en émettre l’intention de la bonne façon. Le reste suivra. Maintenir l’énergie positive du lien induit de ne pas laisser entrer l’opinion d’autres personnes dans la communication du binôme. Il n’y a aucune raison de se sentir mal face à son entourage, avec lequel il est possible d’échanger sur des sujets autres en continuant à les aimer pour toutes les choses qui vous lient à eux. L’un n’empêche pas l’autre. Il est possible de tout inventer lorsque l’on est poussé à faire le meilleur de ce qu’on est appelé à faire, faire ce qui paraît juste avec le cœur, siège de l’âme.

Ce n’est pas parce qu’on ne le voit pas, que ça n’existe pas. Le pouvoir de l’intention, la loi d’attraction, la puissance du cœur, sont les nouvelles techniques de communication de demain. Elles sont toutes sollicitées dans ce lien d’âme rare. Malgré les turbulences, c’est un cadeau que de le vivre. Il nous appartient de l’accueillir, de l’intégrer et d’accompagner la hauteur qu’il nous amène à prendre.

Photo : Claire Vallée, Inde 2017

Cet article est fortement inspiré par le monde des flammes…

Cet article intitulé : "La mission d’une flamme est d’apporter la lumière" ( https://cecilericolleau.fr/2018/03/la-mission-dune-flamme-est-dapporter-la-lumiere/) a été écrit par Queen Belili le 23 mars 2018 et publié sur Cécile Ricolleau - Hypnologue - Thérapie Quantique.

Vous aimez cet article, partagez-le dans son intégralité en citant la source et l’auteur !!!


Laisser un commentaire