Je sais maintenant qu’il ne sert à rien de se presser. L’essentiel est de sentir le rythme qui est le mien, mon tempo vital et d’accueillir celui des âmes qui m’entourent. Chaque étape est nécessaire à une action ainsi qu’à l’intégration d’informations importantes. Le chemin est ainsi fait que chaque expérience m’amène à comprendre l’importance de chaque détail, chaque personne, chaque lieu de mon existence. Ils me renvoient à ce qu’il m’est bénéfique de mettre en place sur mon chemin de vie. J’ai alors la belle sensation de prendre conscience de ce que je souhaite vraiment et d’inscrire clairement dans le marbre la meilleure histoire de ma vie !

Aujourd’hui, plus qu’avant, je sens l’importance de savoir demander l’aide qui m’est nécessaire aux personnes qui me sont chères ou bienveillantes. J’observe les personnes qui entreprennent, et je prends conscience  que nous avons tous besoin de cette aide. Nous ne bâtissons jamais seuls. Malheureusement, dans notre société, demander de l’aide est bien trop souvent interprété comme un acte d’impuissance. Or, même si l’idée m’est personnelle, je ne suis pas si puissante sans l’énergie de personnes bienveillantes. Chaque savoir issu de toute expérience profite à l’élaboration de tout projet. J’ai besoin de cette stimulation affective et spirituelle pour entreprendre.

Partager, échanger, inspirer me rapproche de mon Essence, de mon âme ! C’est toute l’énergie du Féminin Sacré que nous devons apprendre à développer et maintenir en nous

Au fur et à mesure que j’avance sur le chemin, je ressens que nous ne sommes pas en compétition les uns avec les autres. Au contraire, nous sommes tous interconnectés, et particulièrement avec certaines personnes dans notre vie. Bien plus fort que les liens engagés avec notre famille génétique, j’imagine une famille d’âmes. Aborder la vie sous cet angle, me fait ressentir que je ne suis pas seule. Car au fond, si nous regardons bien, nul n’est voué à vivre isolé des autres. Vivre ensemble, évoluer en couple, nous fait grandir. C’est ainsi que nous apprenons à nous reconnaître et nous accueillir.

L’isolement est un des maux de notre siècle en France. Le culte de l’individualisme a trop longtemps été érigé en valeur suprême, ce qui a amené la société actuelle à élaborer des schémas mentaux égoïques

Cependant, ces modes de fonctionnement et de pensée finissent par créer la peur et le désir, soit tout le contraire de l’amour, la confiance et la joie. D’où nos tendances à difficilement accéder au bien-être.

Je sens que certains mouvements spirituels qui nous incitent à nous recentrer sur nous pour domestiquer le bonheur nous mettent dans la confusion. Nous dire qu’il faut savoir être un peu égoïste pour se sentir mieux pourrait être interprété comme une invitation au fonctionnement égoïque. Alors qu’en réalité il s’agit de développer sa capacité à l’introspection pour détecter et soigner ses blessures. Celles qui nous empêchent d’accéder à notre bien-être. Je ressens que nous sommes tous blessés, plus ou moins gravement. Mais tous à vif ! Et le jour où nous entreprenons de les soigner, tout s’éclaire ! Car au fond, nous ne sommes pas voués à vivre sur une île déserte, mais bien à évoluer dans ce monde. Il nous faut donc apprendre à accueillir l’autre. Pas tous les autres, mais certains autres.

Je suis vouée à évoluer. En tant qu’humains, nous sommes tous voués à le faire. C’est un phénomène naturel qui a toujours existé dans l’histoire du vivant sur cette planète

Comprendre que notre évolution passe nécessairement par la cicatrisation de nos blessures de vie c’est arrêter de croire que tout ce qui nous entrave et nous empêche de vivre les événements et les interactions humaines est irrémédiable. Car ces blessures participent à l’interprétation illusoire que nous nous faisons de nos expériences de vie. Malheureusement, elles nous renvoient une image déformée de la réalité que nous finissons par croire réelle et définitive. Et je vois tout le mal et la souffrance qu’elles génèrent sur chacun de nous, tout ce qu’elles détruisent insidieusement sur leur passage.

Pour comprendre l’impact qu’elles ont dans notre vie, imaginons que chacune de ces blessures soit un poids de 5kg qui trouverait sa place dans un sac accroché à notre dos. Au cours de notre vie, depuis notre naissance jusqu’à ce jour, nous les accumulons petit à petit dans ce sac. À celles-ci s’ajoutent les blessures qui nous sont léguées directement par notre lignée familiale (blessures transgénérationnelles) ; guerre, exodes, maladies, suicide, abus sexuels, violences, harcèlement…).

Que croyez-vous qu’il se passe alors ?

Au début, 5kg ça passe ! Nous sentons un poids inhabituel mais le corps et ses muscles se développent en conséquence de telle sorte qu’au bout d’un moment, le poids parait plus léger. Les quelques douleurs du début peu à peu s’estompent, jusqu’à finalement disparaître. Ce qui donne le signal à l’esprit que tout est normal ! A chaque nouveau poids, le même processus. Un phénomène de compensation et d’adaptation opère.

Mais un beau jour, notre corps est à la limite de sa capacité. La seule solution d’adaptation qu’il nous reste, c’est de ralentir notre progression. Nous ralentissons donc le pas. Mais même ainsi, nous commençons à voir s’installer des douleurs physiques provoquées par tout ce surplus de poids

Il faut dire que notre corps n’est pas prévu pour supporter autant de charge. Nous commençons alors à ne plus pouvoir marcher certains jours, jusqu’à ressentir la nécessité de l’immobilisme, seul soulagement à notre souffrance. Nous finissons par désespérer et croire que nous sommes voués à rester là, sans bouger. Ça ne passe plus. Dans ces conditions, nous finissons par nous focaliser sur nos douleurs et toute notre énergie est utilisée au soulagement de ces souffrances qu’il nous est urgent d’anesthésier. Il nous est donc impossible de profiter du paysage et des personnes qui nous entourent.

Comment ressentons-nous la vie sur la table de torture ? Sommes-nous aptes à ressentir pleinement l’amour, la confiance et le pardon ?

Non ! En état d’urgence, notre esprit met en place un mode de fonctionnement destiné à pallier le minimum vital pour nous sortir de cette impasse. Car cet état ne dure qu’un temps ! Mais cela, à ce moment-là nous ne le savons pas.

Jusqu’au jour où nous entreprenons de vider le contenu de notre sac à dos. L’évidence même, la fin de la torture ! Nous comprenons alors que ce que nous venons de vivre n’est pas la réalité mais bien une façon de voir la vie conséquente de l’état de souffrance par lequel nous passions. Cet acte magique nous est bénéfique. Nous expérimentons la signification du mot liberté. Notre corps doit encore s’adapter à ce nouvel équilibre et se remettre de la dépense d’énergie déployée à supporter ce poids. Mais très vite nous ressentons cette légèreté et la joie de pouvoir enfin accueillir la vie. Notre cœur récupère sa capacité d’ouverture et nous ressentons les bénéfices de l’amour et la confiance, en nous-mêmes et ce qui nous entoure.

Il est bien fou de croire en notre capacité de ressentir l’amour lorsque nous sommes sur une table de torture. Il y a quelques temps, j’ai ressenti le besoin d’être sage et, progressivement, je me suis allégée de toutes les blessures qui entravaient mon chemin. Peu à peu, beaucoup de choses ont évolué positivement. Mon cœur s’est ouvert et j’apprends à lui faire confiance. Je ressens que la peur à son contact disparaît. Que chaque pensée, chaque parole peuvent être transformées, et j’y travaille chaque jour d’avantage jusqu’à ce que cela devienne naturel. J’apprends que la vie, finalement, nous veut du bien si nous savons nous aimer. Que certaines âmes qui se présentent à nous sont importantes et qu’elles nous font grandir. Qu’il est important de savoir leur exprimer cet amour. Car la beauté est de ce monde, j’en ai la preuve irréfutable ! Et je me plais à y croire fermement.

Cet article est fortement inspiré par : 

Mes ressentis et mes expériences d’accompagnement thérapeutique…

Photo : Benoît Mortreux

 

Cet article intitulé : "Garder la lumière dans son cœur !" ( https://cecilericolleau.fr/2017/04/garder-la-lumiere-dans-son-coeur/) a été écrit par Queen Belili le 16 avril 2017 et publié sur Cécile Ricolleau - Hypnologue - Thérapie Quantique.

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