Les moments de grâce arrivent lorsqu’on lâche prise. Ne pas attendre, juste laisser faire. Les mots sont quelquefois de trop. Pourquoi vouloir tout expliquer ? Ce besoin de tout dire anéantit l’expérience et nous empêche d’accueillir la vie.

Vivre les instants de la vie avec tous nos sens en éveil nous permet d’être dans la réalité. Expérimenter l’instant présent grâce à tous nos sens nous aide à être plus confiants dans nos vies. Ainsi, on ne peut se tromper. Nos sens sont le meilleur outil de communication. Ils nous font ressentir le monde extérieur avec autrement plus d’information que la parole peut en divulguer. Les mots limitent l’expression des émotions et des ressentis. Ils ne sont souvent pas assez riches pour exprimer une sensation vécue.

Se laisser aller à vivre sans le consentement de notre mental, bien souvent trop critique, est un merveilleux choix pour ouvrir le champ des possibles. Ne plus se laisser influencer par l’opinion d’autrui, qui bien souvent ne maîtrise pas vraiment les détails de notre vie. Ou bien seuls ceux qui nous connaissent vraiment et nous aiment dans le plus grand respect de notre évolution.

Nous devrions apprendre à repérer avec clairvoyance l’état émotionnel dans lequel nous sommes à cet instant. Tout en sachant qu’il va évoluer et qu’il ne sert à rien de prendre pour argent comptant la violence d’un sentiment négatif qui pourrait nous faire dire ou prendre des décisions radicales. L’émotion commune qui nous indique que nous avons quitté notre coeur pour nous centrer sur le mental (ego) est la peur. Lorsque nous la ressentons, comme l’angoisse ou la tristesse, c’est que nous sommes gouvernés par la mauvaise région de notre esprit. A nous de rectifier le tir, puisque nous sommes les créateurs de notre vie.

Qui mieux que nous devrait savoir ce que nous vivons, ce que nous ressentons ? Chaque personne est un être unique en évolution. Son interaction avec l’autre est unique et ne peut être perçue de façon juste par d’autres personnes qui n’ont de vision qu’à travers leurs propres interprétations.

Il faut bien reconnaître que les gens aiment nous répertorier en fonction de notre comportement, de nos paroles. Cela les rassurent. Vivre dans un univers instable est source d’inquiétude, certes. Mais il faut comprendre que le vivant est voué à évoluer. Il constamment doit apprendre à s’adapter. Tous les règnes le font instinctivement. La nature sait bien que l’adaptation est la meilleure façon de survivre. Une personne n’est jamais plus la même qu’elle était il y a quelques années auparavant.

Lâchez prise avec bienveillance ! Voici ce que nous devrions apprendre en ce nouveau cycle. Mais attention aux malentendus ; lâcher prise ne signifie pas ne rien faire, et laisser faire, en attendant que des personnes et événements surviennent à l’improviste. Que nenni ! Demandons-nous ce que l’on souhaite vraiment du fond de notre coeur pour nous-mêmes et dans le respect des autres dans notre vie. Attention, ne tombons pas dans le piège de nous dire : « Je ne sais pas ce que je veux vraiment mais par contre, je sais ce que je ne veux plus ! ». Ça ne marche pas ! Quelle idée que de bâtir un projet de vie sur ce qu’on ne veux plus vivre. L’esprit ne prenant pas en compte la négation, nous risquons alors d’enregistrer et de maintenir des informations que nous souhaitions écarter.

Il vaut mieux se concentrer sur ce que l’on désire réaliser et le type d’interaction que nous souhaitons créer avec notre entourage. Concentrons nous plutôt sur des images positives comme des objectifs à atteindre. Méditons chaque jour pour leur donner vie en nous visualisant acteurs de ces situations positives. Comportons nous tels des sportifs de haut niveau qui concrétisent chaque jour par leurs actions, petites ou grandes selon l’énergie du moment, l’objectif final à atteindre. Même si les jours se suivent et ne se ressemblent pas, ayons foi en notre potentiel et dans le fait que nous soyons capables de construire la vie qui correspond à notre coeur.

Lâcher prise signifie rompe avec l’emprise de notre mental et ses schémas limitants dans notre quotidien. Arrêtons de penser que ce qui est arrivé dans le passé se reproduira sans fin par la suite, que d’être dans une situation de vie implique automatiquement des difficultés insurmontables, ou bien parce qu’on a vécu des moments difficiles avec une personne d’imaginer que cela ne changera jamais ! Cette façon de penser est ce que Monsieur Jung appelait l’Inconscient collectif. Seulement aujourd’hui, c’est fini ! Nous entrons dans une nouvelle ère avec de nouveaux paradigmes.

Nous devenons acteur positif lorsque nous nous centrons sur le scénario positif de notre vie. Il n’est pas nécessaire de faire place nette avec toutes les situations et personnes de notre entourage. Pensons plutôt aux sensations positives qu’elles nous procurent et voyons comment transformer les énergies négatives. Car nous avons évidemment une responsabilité dans toutes nos intéractions avec le monde. Devenons plus souples, plus à l’écoute de l’autre (sans penser à ce que nous allons bien pouvoir répondre), et plus confiant dans les possibilités d’évolution positives de chacun. Accueillons les. Cela peut paraître naïf, mais ça marche. Bien sûr, il y a des jours plus difficiles à maintenir que d’autres et des gens qui nous restent antipathiques ou qui ne souhaitent pas évoluer. Nous ne pouvons pas accueillir tout le monde. Mais déjà, si nous sommes capables de bienveillance avec nous-mêmes et les proches qui nous entourent, c’est gagné !

Ces moments de grâce sont un travail de tous les jours !

 

Cet article est fortement inspiré par : 

Mes réflexions ces derniers jours…

 

Cet article intitulé : "Ces moments de Grâce" ( https://cecilericolleau.fr/2017/01/ces-moments-de-grace/) a été écrit par Queen Belili le 11 janvier 2017 et publié sur Cécile Ricolleau - Hypnologue - Thérapie Quantique.

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