Trouver l’énergie en soi, toute l’énergie nécessaire pour accompagner cette évolution importante qui nous est propre. Car nous sommes voués à évoluer. Et nous devons apprendre à faire appel à nos propres ressources. Toute la puissance est en nous. Voilà de quoi il s’agit. Trouver la puissance en soi afin de se ressourcer soi-même. Le challenge est là ! Je le touche du doigt.

Je ressens les énergies qui sont en nous et autour de nous au plus profond de mon être. Comme si une petite voix souhaitait me dire que maintenant, il est temps d’y aller. Mais avant ça, pour ça, il faut s’arrêter. S’arrêter un moment, juste le temps qu’il faut. Ni trop, ni trop peu. Oui, je sens la nécessité de faire une pause dans ce tourbillon de vie. Ce tourbillon qui nous emporte tous et nous éloigne de notre âme, de nos besoins authentiques. Cette tempête qui nous submerge de travail à faire, d’activités certes grisantes, mais qui nous maintiennent hors de nous-mêmes. Loin de la source.

Au fur et à mesure que ce besoin de lâcher prise se fait pressant, mon corps n’attend plus l’aval de mon mental ; il m’impose son rythme. A priori, je me sens submergée par l’angoisse lorsque mon corps ne suit plus. En revanche, à cet instant précis je comprends qu’en fait de pause, c’est l’opportunité d’un voyage qui m’est proposé. J’aurais pu me laisser séduire par une destination ensoleillée. Mais il s’agit d’un voyage spécial ; le soleil, c’est moi qui dois l’apporter !

On ne reçoit pas la sagesse, il faut la découvrir soi-même, après un trajet que personne ne peut faire pour nous, ne peut nous épargner.  Marcel Proust

Alors me voilà partie, un peu la trouille au ventre. Evidemment ! Il n’est jamais facile d’entreprendre un voyage sans destination précise, sans carte, sans GPS. Sans savoir s’il y aura des escales ni quelles seront les moments de grâce échangés. Non, là il s’agit de prendre un vol sec, sans rien programmer. On verra une fois sur place !

J’ai la sensation de combattre mon mental. Que dis-je, l’anéantir, oui ! Alors que je suis engagée dans ce voyage en mon for intérieur, je ressens maintenant ce que signifie lâcher prise. Similaire à un saut en parachute sans perception claire du sol. Instinctivement, je relâche tous les muscles de mon corps, je respire profondément afin d’encercler la peur qui m’envahit. Alors que je vois les repères se désintégrer, j’ai tout à coup l’image que ce Monde n’est qu’illusion. Comme factice. Et que, s’il est, c’est à l’image de ce que nous avons à l’intérieur de nous-mêmes.

Je saisi instantanément l’effet du miroir de l’âme. L’extérieur est mon reflet. Ce qui s’y passe et ce que je perçois. Je comprends que j’ai intérêt à être claire là-dedans. A connaître parfaitement ce qui m’anime et me bouleverse afin de savoir quand je dois accélérer, prendre mes décisions et quand m’abstenir. Surtout y voir bien clair. Pas devenir parfaite, non ! Puisque la perfection n’existe pas.

Le plus grand voyageur n’est pas celui qui a fait dix fois le tour du monde, mais celui qui a fait une seule fois le tout de lui-même.  Gandhi

Ainsi, j’entretiens ma chambre intérieure. Cet espace nécessaire à la création qui est tellement dur à défendre. Surtout lorsque l’on est une femme. Car il est évident qu’une femme ne créé pas uniquement par en bas ! Nous avons véritablement besoin de cet espace pour être. Etre connectés à notre essence afin de s’engager dans la voie qui nous conduira à cette liberté tant espérée. Celle qui, directement reliée au cœur, ne tient plus compte de l’interprétation du mental. Plus d’ego, donc. Sacré challenge.

Et je me sens bien de l’avoir visité, d’être allée le découvrir. Car j’ai ramené de ce voyage un très beau présent : la sensation qu’en ce Monde, rien n’est plus important que ce qu’on fait pour les autres. Nous ne sommes pas des individus isolés.

Maintenant que je connais le chemin, je sais que je peux y retourner. Sans craintes.

Cet article est fortement inspiré par :

Mon inspiration ces derniers jours…

Photo : Benoît Mortreux

Il est scientifiquement prouvé que si l’on goûte un vin en écoutant de la musique, sa perception est complètement différente que lorsque l’acte est réalisé dans le silence. Dans le premier cas, la palette de perception des saveurs et odeurs est beaucoup plus vastes et complexes. Voici un cadeau pour accompagner ce texte :

https://soundcloud.com/cecile-ricolleau

Cet article intitulé : "Heures qui rendent l’âme" ( https://cecilericolleau.fr/2016/11/heures-qui-rendent-lame/) a été écrit par Queen Belili le 5 novembre 2016 et publié sur Cécile Ricolleau - Hypnologue - Thérapie Quantique.

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