Article écrit sous l’égide d’Albert…

Parce qu’il y a aussi des dogmes sociétaux en amour, on n’échappe pas à la mode du moment concernant le couple. C’est ce qu’on appelle être dans le coup !

Et aujourd’hui, pour être dans le coup, il faut être célibataire heureux ! Il est donc mal vu d’aimer quelqu’un d’autre que soi, d’avoir envie d’être et de vivre avec la personne que l’on aime. Hou, la honte ! Tu t’es vu quand t’as bu ?!! Toi, tu te drogues, c’est ça ?!!

D’ailleurs, le mot AMOUR n’est plus ! En lieu et place, le sentiment amoureux mélangé à de l’amitié avec une touche de sexe érotico-pornographique que l’on nomme amour libre. Comment ça, vous ne comprenez pas bien le concept ! C’est pourtant clair !!! éclatez-vous maintenant et demain sera un autre jour !

Si vous voulez être dans l’air du temps, tendance cool, soyez célibataires avec des moments de sexe. Si vous pouvez éviter que ce soit avec la même personne, alors vous avez la Palme d’Or. Sinon c’est Has Been, voyons ! Au contraire, il faut papillonner, prendre partout où on a des opportunités. Voler chaque instant, à tout moment avec n’importe quelle personne se présentant à vous. Vous pensez que cette mode s’adresse uniquement aux jeunes adultes ? Rassurez-vous, les quadras et quinquas y ont aussi droit.

En principe, si vous appliquez la recette à la lettre, vous serez heureux ! Ça ne peut être autrement. Car c’est la promesse de ce concept marketing inventé par d’ingénieux communiquants actionnant le vieux levier de la peur et sachant déployer tout l’arsenal nécessaire à son application afin de mieux fédérer ses adhérents.

Aurait-on à faire à une mauvaise publicité nous promettant encore monts et merveilles pour atteindre plus rapidement un bonheur tant recherché ? Particulièrement après avoir vécu un divorce qui coûte cher !

Le fait est que nous sommes arrivés à un moment de notre évolution humaine où la plupart des paradigmes, pour ne pas dire tous, ne fonctionnent plus. Ils ne font plus écho en nous. Et l’univers affectif n’est pas épargné. Que nous soyons en couple depuis longtemps ou bien séparés, nous ne nous retrouvons plus dans le principe du couple « classique » avec mariage, contrat, investissements immobiliers, impôts et comptes communs.

Cela enferme dans une zone de confort qui paradoxalement est hermétique à cette fabuleuse énergie de vie. Mais, pour répondre à ce mal-être face à cette constatation réelle, que fait-on ? On se laisse happer par un autre dogme. Si possible, à l’opposé du précédent. C’est ce qu’on appelle un phénomène de réaction. Mais force est de constater qu’en s’engageant sur cette voie, on ne résout pas grand chose. Pensant échapper ingénieusement au piège tant décrié, nous nous remettons dans une zone de confort. Encore et toujours.

On nous dit qu’il faut faire évoluer la relation de couple ; on en déduit qu’il faut vivre seul. On nous dit que l’autre ne nous appartient pas et qu’il faut cultiver le détachement ; on en déduit que l’engagement amoureux avec une personne est dangereux car aliénant. On nous dit qu’il faut savoir s’aimer soi-même ; on en déduit qu’on n’a besoin de personne pour l’amour. Nous nous confortons dans un autre paradigme. Cependant, il s’agit encore d’un leurre. Si nous ne changeons pas notre comportement, rien ne changera.

La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent. Un problème créé ne peut être résolu en réfléchissant de la même manière qu’il a été créé. Albert Einstein

Effectivement, il s’agit de retrouver cette énergie de vie qui nous rapproche du vivant et de notre potentiel de création capable d’anéantir toutes nos fausses croyances. Sortir de notre zone de confort afin de nous sentir pleins de cette énergie de vie. La multiplication des partenaires amoureux, le fonctionnement individuel et égotique dans nos entreprises et la multiplication des rencontres et des échanges (SMS, tchat, sites de rencontres) seraient-ils vraiment pourvoyeurs de cette énergie ? Ou s’agit-il d’un ersatz superficiel et illusoire ? Un truc qui occupe pour ne pas se sentir vide, telle une drogue fulgurante qui nous donne la sensation de monter haut, très vite, très fort. Quelque chose qui nous rappelle régulièrement que nous sommes désirés par d’autres. C’est rassurant, n’est-ce pas ? Mais cette sensation ne serait-elle pas une création de notre ego qui souhaite la validation extérieure qui contrecarre les doutes que nous avons à l’intérieur ?

Soyons conscients que le cerveau, plus précisément le mental, a la faculté très puissante de créer l’illusion d’une réalité qui lui convient. Ce qui signifie que le sentiment amoureux peut-être, dans certains cas, une création purement fantasmagorique destinée à le flatter, cet ego. Nous confondons alors cette émotion provoquée par une autre personne avec notre véritable être. L’illusion que nous avons besoin de cet être pour exister ; nous lui attribuons des qualités irréelles.

Le meilleur moyen de savoir si nous fonctionnons dans l’illusion ou vivons un véritable amour c’est, d’une part d’observer le temps que dure l’expérience ; dans le premier cas, c’est assez fulgurant, entretenu par la partie mentale complètement contrainte par les paradigmes sociétaux (statut professionnel, aspects physiques, niveau intellectuel,…), de notre éducation (ego / moi), et ça retombe assez vite. Dans le deuxième, l’état persiste longtemps. Et d’autre part, être conscient de ce mode de fonctionnement en soi et de sa capacité à se libérer de ce fameux ego en se reconnectant à son cœur. Ce qui équivaut à ne plus penser avec son mental. Mais avec son cœur. Aller à l’intérieur de soi pour apprendre à se connaître, être en paix avec soi-même et en confiance avec son potentiel. Afin de ne pas s’enfermer dans une relation qui ne nous permet pas de nous épanouir. Rien à voir avec l’idée radicale de vivre seuls et fonctionner de façon égoïste.

La vraie valeur d’un homme se détermine en examinant dans quelle mesure et dans quel sens il est parvenu à se libérer du moi. Albert Einstein

Ressentir une vraie émotion d’amour pour quelqu’un implique naturellement qu’on ait envie de partager des choses avec cette personne. Pas uniquement du sexe. Elle habite votre âme et vos pensées. Vous l’avez invitée en vous sans que cela vous empêche d’être. Au contraire, elle vous aide à grandir. Vous vous préoccupez de savoir comment elle se sent et la motivez dans son projet de vie. Vous ressentez de l’admiration pour elle. Bien sûr qu’il y a un « attachement ». Mais est-il réellement nuisible lorsqu’il est amour ? Cela favorise le développement de notre part féminine ; empathie, bienveillance, apaisement, communication, patience…

Alors l’histoire devient plus vraie, prend son temps et tout son sens. Elle évolue en confiance, se fait plus sensuelle. Les énergies et les fréquences vibratoires s’harmonisent mutuellement, de façon naturelle. Les rythmes cardiaques s’accordent sur la même mélodie. Les pensées se télé transportent même à distance. Les yeux se parlent clairement. Faire l’amour ne se limite plus à l’acte purement sexuel. Et ça dure et perdure par vents et marées. Malgré les tourments que toujours il y a, c’est évident !

Rien à voir avec cette sensation fulgurante semblable aux paradis artificiels. C’est beaucoup plus intense et le bénéfice persistant. L’évidence qu’on peut aller loin, très loin est enivrante et grisante. Cela entretient toute la force et la puissance qu’on a trouvées en soi. Chacun est respecté et est invité à grandir, tour à tour admiré et en admiration.

Tout ce qui est vraiment grand et inspiré n’a été réalisé que par des individus travaillant librement. Albert Einstein

La liberté est tout à fait compatible avec le lien d’amour. Être libre signifie que nous mettions tout en oeuvre pour évoluer vers un projet de vie entièrement compatible avec notre véritable essence. Pas que nous nous isolions de l’autre. Il est tout à fait possible de se sentir libre et d’être merveilleusement accompagné d’une personne qui potentialise notre énergie de vie. Il est nécessaire que la réciproque soit vraie ! Mais lorsqu’on vibre harmonieusement, les personnes et situations qui correspondent se présentent à nous.

Que certaines personnes continuent de s’enfermer dans de nouveaux dogmes n’est pas nouveau. Mais nous avancerions à pas de géant si nous arrêtions de nier que nous sommes à un tournant de notre évolution où il s’agit tout simplement de se regarder être et d’opérer les transformations qui s’imposent et font écho en nous. Il est temps de grandir maintenant !

Le problème aujourd’hui n’est pas l’énergie atomique, mais le coeur des hommes. Albert Einstein

Cet article est fortement inspiré par :

Le coeur des hommes apeurés…

Photo : Benoît Mortreux

Cet article intitulé : "Et la tendresse, bordel !" ( https://cecilericolleau.fr/2016/11/et-la-tendresse-bordel/) a été écrit par Queen Belili le 16 novembre 2016 et publié sur Cécile Ricolleau - Hypnologue - Thérapie Quantique.

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