Ce moment est arrivé dans ma vie où j’ai ressenti que ça n’allait plus. Tout comme vous, je crois ! Cette sensation qui devient, tout doucement mais sûrement, présente jusqu’à s’imposer définitivement à soi. Pourtant, en apparence, tout roule. Tout le confort auquel chacun souhaiterait accéder est là. Mais cette envie de lâcher prise se fait de plus en plus forte. Comme si tout ce que j’avais construit, mis en place, n’était que le reflet de l’illusion sur laquelle je me suis construite depuis longtemps.

Au fur et à mesure que j’avance, je sens néanmoins au plus profond de moi que ça ne fait plus écho. Comme s’il s’agissait d’un vaste spectacle qui s’offrait à moi. Un spectacle avec ses figurants et son décor quelque peu superficiels. Alors qu’une partie de moi a ce regard ébahi, une autre partie plus connectée à mon corps, à mon cœur, expérimente à sa manière une certaine dissonance. Que se passe-t-il ? Ce que j’ai voulu, ce que j’ai souhaité n’est finalement plus en résonnance avec mon être intérieur.

Je sens mon souffle qui n’est plus synchronisé avec le rythme des battements de mon cœur. Etre sans cesse attirée par la variété de toutes les propositions de ce monde m’amène à imaginer que je suis trop focalisée sur l’extérieur. C’est pourtant l’enseignement de notre monde occidental qui apparaît là ! Ce que j’entends depuis mon enfance ; ce qui est important est ce que l’on construit, l’image sociale que l’on renvoie. La preuve que l’on a réussi. Alors c’est comme si je comprenais que le discours était qu’il n’est pas si important d’être heureuse. C’est pourtant simple, on m’a juste demandé de construire un espace avec des matériaux et selon un plan conformes. Et on m’a assurée que j’allais y être bien. Alors j’y ai cru. Comme beaucoup de monde.

Cependant, je ne sens pas que cet espace me procure la joie attendue. Que faire alors ? La seule solution est évidente sur le moment : tout envoyer balader. Car le sentiment que je suis la victime de cette manigance est pour moi certaine.

Dans la croyance qu’en éjectant de ma vie tout ce qui m’entoure sera la solution à mon problème, je ne voie pas cette occasion de grandir qui m’est offerte. Cependant, même près la disparition des éléments qui pour moi étaient la source de mon mal-être, je continue de me sentir en-dehors de moi. J’ai fait table rase du passé. En apparence ! Mais au fond de moi, cette sensation de flottement et de vide perdure. C’est à cet instant que je prends conscience que pour cheminer, il me faut accueillir ces émotions qui me renvoient à un vide intérieur. C’est inconfortable. Et je saisi que pour être en accord avec moi-même, il me faut être tendre avec cette expérience. Être tendre avec ma personne. Je sais que je fais grandir et persister tout ce sur quoi je porte mon attention.

Je sens que j’ai tout à gagner à me focaliser sur les belles choses de ma vie et à en ressentir de la gratitude. Je deviens jardinière de mon espace intérieur ; je cultive mon état interne. Je porte mon attention sur ces graines que j’ai déjà semé et celle que je souhaite mettre en terre. Je deviens généreuse envers moi-même car je vois bien tout le potentiel qu’il y a en moi. Et je sens cette adéquation de mon être avec mon âme. Et je devine qu’il n’y a pas de problème dans ma vie sinon des occasions de grandir !

Lorsque j’atteins cet état, non pas de perfection, mais d’harmonie intérieure, je sens que c’est maintenant et seulement maintenant que je peux aimer l’autre. Qu’il n’est plus juste là pour combler ce vide provoqué par mes peurs et mes doutes. Mais pour m’aider à cheminer afin de grandir encore ensemble dans toutes nos différences. Je me reconstruis à l’intérieur et émane du plus profond de mes cellules que, plus que l’objectif à atteindre, ce qui importe vraiment c’est tout le chemin parcouru. J’offre ainsi à l’autre la meilleure version de moi-même. Je ne sais plus rien, j’ai tout à apprendre.

Cet article est fortement inspiré par :

Mes discussions ces derniers jours…

Photo : Benoît Mortreux

Il est scientifiquement prouvé que si l’on goûte un vin en écoutant de la musique, sa perception est complètement différente que lorsque l’acte est réalisé dans le silence. Dans le premier cas, la palette de perception des saveurs et odeurs est beaucoup plus vastes et complexes. Voici un cadeau pour accompagner ce texte :

 

https://soundcloud.com/agnes-obel-1/fuel-to-fire-david-lynch-remix

Cet article intitulé : "Ces occasions de grandir !" ( https://cecilericolleau.fr/2016/10/ces-occasions-de-grandir/) a été écrit par Queen Belili le 14 octobre 2016 et publié sur Cécile Ricolleau - Hypnologue - Thérapie Quantique.

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