L’homme et la femme. Un homme une femme. Le Yin et le Yang. Au début selon Platon nous étions uniques dans une même et seule entité capables de défier les dieux qui, prenant peur, nous séparèrent.

Depuis cette époque nous cherchons notre moitié dans l’autre, comme une gémellité féminine, révélateur d’un rapport à la vie différent, curieux de ce mystère, curieux et apeurés.

Car dans son plus profond intérieur, dans sa préhistorique appréhension du rapport au monde, l’homo sapiens sapiens a été animé de sentiments contradictoires à l’égard de son alter ego féminin oscillant entre admiration et crainte. Capable d’élever au rang de divinité la féminité, déesse nourricière symbole de fertilité et donc de vie. Capable dans le même temps de profiter de l’avantage de sa force physique pour s’imposer comme le maitre, comme pour mieux contrôler celle qu’il admire et craint. La femme, ce mystère. La femme, cette force. La femme, cette différence.

Comme une preuve de ce rapport, 21 siècles de judéo-christianisme se sont évertués à maintenir la femme dans un rapport dominé – dominant par rapport au pouvoir masculin.

Pourtant nous avons tellement à apprendre de notre part féminine, nous avons tellement à gagner à l’apprivoiser pour retrouver cette force et cette puissance qui faisaient trembler les dieux quand nous étions symbiotiquement uniques.

Tout commence par la chimie et une approche très Schopenhauerienne de nos modes de fonctionnement calés que nous sommes sur nos horloges internes définissant notre fonction dans l’objectif hégémonique de l’humanité.

L’homme est la semence, flot perpétuel de descendance. La femme est l’œuf, le réceptacle, la matrice.

Tout oppose cette potentialité sans cesse renouvelée de l’homme à celle de la gestion parcimonieuse du trésor précieux car rare du don de la vie de la femme.

Comme un rapport au temps étiré, opposé, distancié. Comme deux planètes Mars et Vénus à la fois si proches et tellement éloignées. Comme le bouillonnement frénétique et brouillon d’un geyser versus le calme tranquille de l’onde profonde et caresse.

Dans la première partie de ma vie consciente de nombreux maitres ont été les modèles qui se sont imposés comme référents nécessaires à ma construction. Apprentissage, curiosité, créativité, valeur travail, volonté, élévation sociale, réalisation intellectuelle de soi, l’essentiel a été appris dans un rapport respectueux disciple-maître.

A la moitié de ma vie, mes gurus sont devenus des gurettes (non, non pas la célèbre station pyrénéenne !). Ces femmes qui m’entourent que j’aime et qui me le rendent bien m’enseignent toutes un nouveau rapport au temps, à l’autre, à moi-même.

Comme si après avoir construit la tête avec l’aide de mes maitres j’étais désormais en phase de découverte de mon cœur.

La tête, le cœur… et le sexe, soit l’évidence de la résolution de l’équation essentielle, de ce continuum énergétique universel. Qu’il est délicieux de faire l’amour à 50 ans en pleine conscience de sa dualité homme-femme. Plus fort que jamais…

Photo : Benoît Mortreux

Cet article intitulé : "Laurent Dulau – Edito 1" ( https://cecilericolleau.fr/2016/08/laurent-dulau-edito-1/) a été écrit par Queen Belili le 17 août 2016 et publié sur Cécile Ricolleau - Hypnologue - Thérapie Quantique.

Vous aimez cet article, partagez-le dans son intégralité en citant la source et l’auteur !!!


Laisser un commentaire