#3389
Céline Gicquiaud
Participant

Bonjour Pauline,

Vaste sujet 🙂 Tout d’abord ravie de te lire.

J’ai 41 ans et la première personne qui m’a parlé du haut potentiel a été un personnel médical il y a 5 ans et demi. J’avais donc 37 ans.

J’ai souffert de décalage avec ma famille, le monde, et de mes émotions négatives pendant la première partie de ma vie. Cette hypothèse du HP a eu beaucoup d’écho en moi à un moment où j’étais en dépression anxieuse. J’ai soudain compris que ma différence ne voulait pas dire que j’étais moins bien que les autres, mais juste différente et en ai été soulagée.

Je ne voudrais pas être différente de ce que je suis. J’ai l’impression d’être dix fois plus vivante que d’autres gens quant aux émotions et sentiments, je trouve la découverte de la vie et des capacités passionnantes. Je pense que nous avons une plasticité neuronale plus grande pour évoluer. La vie a un autre goût…

Il faut apprivoiser son hypersensibilité qui va avec…une fois le travail sur les émotions fait, c’est tellement plus confortable.

Je travaille au contact d’enfants et je trouve important d’émettre cette hypothèse jeune pour éviter que la jeune personne se dévalorise (problèmes pour trouver des copains aussi parfois…j’ai rencontré pour la première fois des « gens comme moi » en classe prépa littéraire à 18 ans!!). Il y a des enfants HP qui ne se voient pas: rebelles, cumulant une dyslexie, discrets, pas tous bons élèves…Difficile d’évoluer dans un milieu extraverti souvent et bruyant!

J’ai refusé 3 fois que ma fille saute une classe (elle a compris « toute seule » comment lire au début de la Grande Section). J’admire sa sociabilité et son aisance. Le milieu familial peut rajouter bien des difficultés quand on est si sensibles…

Bref, HPEmotionnel=un trésor à cultiver,

Céline